Les 3 principaux types de vaginites

Santé intime

Des démangeaisons qui donnent envie d’aller se frotter à un tronc d’arbre ? Une odeur suspecte ? Des pertes bizarroïdes qui cassent un peu le sex appeal? La plupart des femmes ont ressenti un ou plusieurs de ces symptômes à un moment donné de leur vie. Pour certaines, c’est récurrent et peut être assez handicapant. C’est en fait un déséquilibre de la flore vaginale tout simplement, ce n’est pas quelque chose dont on parle trop ouvertement, c’est un peu la honte, ça fait genre pas propre alors que pas du tout.

On dit: “J’ai une mycose” mais une mycose c’est quoi?

Les mycoses sont des maladies provoquées par des champignons. Seuls environ 180 types de champignons sur les 100’000 existants sont pathogènes pour l’homme. Dans le cas qui nous intéresse, ce sont les champignons à type Levures (blastomycètes): candida, pityrosporum. Les levures provoquent essentiellement des infections de la muqueuse au niveau de la région génitale (mycoses vaginales), de la région buccale ou de l’oesophage.

On sent bien quand on en a une mais on ne sait pas quoi faire. Donc voilà des descriptions claires de symptômes qui vous aideront à mieux identifier le type de vaginites. Ça se soigne assez facilement dans la plupart des cas mais encore faut-il savoir reconnaître les symptômes pour appliquer le traitement adapté.

Les mycoses se déclenchent le plus souvent suite à :

  • un traitement antibiotique,
  • des changements hormonaux divers (ménopause, grossesse, allaitement, stress),
  • des contraceptifs oraux (pilules) fortement dosés en œstrogènes (modification de l’épithélium vaginal)
  • l’utilisation de produits d’hygiène féminine (ex : les solutions à usage quotidien au pH acide), des douches vaginales,
  • une macération importante de la transpiration et autres fluides (favorisé par des sous-vêtement en synthétique, des vêtements moulants, des protège-slip, etc.), une fréquentation importante des endroits chauds et humides (piscines),
  • un effet « ping-pong » (lié au partenaire sexuel : facteur à ne pas surestimer).

Vaginites bactériennes

C’est l’infection vaginale la plus fréquente. Elle résulte d’un déséquilibre de la flore vaginale. Le vagin abrite normalement différentes bactéries, dont le lactobacille qui joue un rôle de protection prépondérant : il maintient un certain niveau d’acidité dans le vagin et empêche la prolifération d’organismes indésirables. Dans le cas de la vaginite bactérienne, un déséquilibre de la flore vaginale se traduit par une prolifération exagérée de bactéries nuisibles (généralement Gardnerella vaginalis) et une diminution importante des lactobacilles.

Symptômes

Ils prennent la forme de pertes vaginales abondantes et très liquides (semblables à du lait), et, surtout, d’une odeur de «poisson pas frais». Cette odeur très caractéristique est souvent plus forte après les relations sexuelles. Cela dit, près de la moitié des femmes qui souffrent de vaginite bactérienne ne présente aucun symptôme, et leur infection est découverte au hasard d’un examen de routine. De plus, contrairement à la vaginite à champignons, la vaginite bactérienne n’entraîne habituellement pas de démangeaisons ni d’irritations.

Traitement

Elle est traitée à l’aide d’antibiotiques vendus sur ordonnance. Le médicament le plus utilisé est le métronidazole, administré oralement (en comprimés) ou par voie vaginale (gel ou crème). Les crèmes vaginales en vente libre dans les pharmacies ne sont d’aucune utilité dans le cas d’une vaginite bactérienne.

Vaginites à champignons

La vaginite à levures, aussi appelée «à champignons», est très commune. Trois femmes sur quatre souffriront au moins une fois dans leur vie d’une infection à levures. Certaines font 3 ou 4 rechutes par année, ce qui affecte leur qualité de vie. Cette sorte de vaginite est habituellement provoquée par un champignon Candida et résulte d’un déséquilibre de la flore vaginale.

Symptômes

Des pertes inodores et épaisses grumeleuses ayant la texture du “fromage cottage” et, surtout, de vives démangeaisons de la vulve. Certaines femmes éprouvent également des brûlures pendant les relations sexuelles.

Traitement

Cette infection peut être traitée au moyen de comprimés ou de crèmes antifongiques qu’on introduit dans le vagin au coucher. Ces produits sont vendus sans ordonnance. Le traitement peut durer 1, 3 ou 7 jours consécutifs, selon le produit utilisé. Il est possible de se faire prescrire par un médecin une capsule qu’on prend une seule fois, par voie orale. Le partenaire d’une personne infectée peut être contaminé au cours des rapports sexuels. Il présentera de petits boutons ou de petites rougeurs sur le gland et sur le prépuce. Si c’est le cas, il peut appliquer la même crème antifongique que sa compagne.

Vaginites trichomonas

La vaginite à trichomonas est une affection du vagin causée par un parasite appelé trichomonas. Elle s’attrape généralement par contact sexuel et figure parmi les infections transmises sexuellement (ITS). Elle peut aussi être transmise par l’eau d’un bain partagé par 2 personnes (une mère et sa fille, par exemple), mais cela arrive rarement.

Symptômes

Les femmes souffrant de vaginite à trichomonas ont habituellement des pertes vaginales verdâtres et malodorantes. Elles se plaignent également de démangeaisons vaginales, d’irritations vulvaires et de douleur pendant la miction. Dans la majorité des cas, la pénétration vaginale est très douloureuse.

Traitement

Il consiste en la prise d’un médicament prescrit par le médecin (généralement du métronidazole). On ne peut pas traiter ce type de problème par des crèmes antifongiques en vente libre dans les pharmacies, car elles traitent les champignons, pas le parasite en question. Une femme dont la vaginite persiste malgré un traitement antifongique devrait donc consulter un médecin, car elle pourrait souffrir d’une vaginite à trichomonas.

Et les règles dans cette histoire ?

Pendant les règles, la présence de sang dans le vagin engendre un déséquilibre du pH et de la flore vaginale. En conséquence les femmes sont plus susceptibles de contracter des infections vaginales (irritations, vaginites, etc.) après les règles. Je ne vois pas de contre indications à utiliser votre coupe menstruelle sauf si vous êtes très irritée, dans ce cas il vaut mieux laisser votre vagin tranquille et utiliser une serviette lavable en coton. Veillez bien sûr à stériliser votre cup entre les utilisations en la faisant bouillir ou en utilisant des tablettes stérilisantes (Milton).

J’ai lu sur des forums la peur de certains femmes que la coupe réinfecte le vagin au prochain cycle, même après stérilisation. En effet, le vagin possède des champignons de manières naturelles : c’est le dérèglement de leur prolifération qui pose problème : même s’il restait des champignons après stérilisation (peu probable), en quoi cela dérèglerait cette prolifération ? De plus, nous avons lu que le pénis du partenaire réinfecte rarement notre vagin, alors pourquoi ce serait plus le cas pour une coupe en silicone ? Je ne vois pas d’inconvénient à l’utiliser, le silicone n’est pas poreux et se désinfecte très facilement.

Voilà j’espère que cet article vous aura éclairé et vous aidera à identifier le type de votre vaginite. Je ne suis pas médecin et je ne propose en aucun cas des traitements. Faites preuve de bon sens et aller consulter quand des symptômes apparaissent. Entre nous, traiter le symptôme c’est bien, mais en trouver la cause c’est mieux.

Bonne journée à toutes :)

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